15 juillet 2008
Aqua
Hors la nuit, par le vent, elle s’en est allée, comme une brindille, femme suicide jetée à la mer et je l’ai suivie, les yeux bandés, dans cette dimension aquatique d’elle-même, au bout de son voyage, au fond de son naufrage, puisque nous sommes vagabonds.
Elle est belle, la mer, quand elle rit, de ses vagues nuances marines et l’écume, l’écume chavire, comme un sexe immense, qui se gorge de désir. Elle est belle, la mer, quand elle vit, quand ses vagues, comme des rouleaux, compriment le vent, qui s’échoue à mes pieds, devers mes chaussures alors que toi, douce aimée… tu es déjà loin.
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