18 juin 2007
Licuefacer mi Cara
Mon
ordinateur est possédant, ma réalité possédée du je n’aime que toi
; et ton reflet dans la glace, d’autant plus qu’il me regarde, ose me sourire
et, d’un œil qui cligne, embrase mon Iris, aperture charnelle des lèvres,
invitations au baiser, au-delà du miroir virtuel, ce qui semble me frayer un
passage dans des strates nouvelles, ce qui, lors même que je dispose de propositions
de joies étalées sur des kilomètres, me perpétue dans la crainte d’un au revoir
qui n’en finit plus, se brode sur des décennies, et des ouvertures de pluie.
Alors tu viens sur moi, tu viens sur moi nu et m’englues de tes poils, de ta
sueur, de la surface adipeuse de ta peau mate et moite, phénomène de rencontre
duquel je ne saurai échapper, tant ces maudites érections gouvernent les
moments en d’explicites mouvements, à devenir pantin ; et, lorsque tu
approches tes lèvres grandes ouvertes, l’odeur de toi profond se suspend dans
l’air chaud de l’été et de cela, de l’ouverture, de l’aperture sans bruit d’un
désir, fait s’écouler, par le procédé de la faim, des torrents de litres de
salives, pour souiller mon visage crispé.
11 juin 2007
Hyménée

Excuse-moi, c’est une erreur… on ne viole pas un ange, même si l’ange le demande. Surtout si l’ange le demande. Je te prie de m’excuser de t’adjoindre à ma fange, pour cela qui te fait comprendre que moi, je ne suis pas un ange et que terriblement, nous ne sommes pas fait pour s’assembler, être ensemble. MAIS :
ta peau était douce, le derme, tout humide de rosée ; ta bouche un sanctuaire, une perle à la nacre, nacre de rosée ; ton cou, statuaire à briser par le cri, ton buste estuaire, embouchure vers un sexe troublant, au confluent de tes rivières, aux pluies matinales, au loin, si loin du cou à briser - strangulation - au centre même de toi, en toi. Et plus l’on s’enfonce et plus l’Enfance disparaît.
Toutes mes sincères condoléances.

